Drapeau du Maroc
    26-aoû-07 10:36

Source:
Rapport de


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Population du Maroc

A partir du Néolithique, on note l’existence d’une civilisation amazighe (berbère) qui date d’au moins 5000 ans. Les Imazighens (littéralement hommes libres) constituent la population la plus ancienne du Maroc. A ces amazighs sont venus s’ajouter, puis se fondre, des apports orientaux, européens et africains. Au gré de l’histoire, en effet, la terre marocaine a été fréquentée et même partiellement occupée par les phéniciens, les carthaginois et les romains. Ces trois civilisations méditerranéennes antiques ont laissé des traces d’organisations urbaines brillantes (Tingis, Lixus, Sala, volubilis et bien d’autres).
Les Vandales et les Byzantins n’ont fait que transiter un court instant par le pays : ni eux ni les trois civilisations précédentes n’ont participé au peuplement du pays de façon significative. Ce n’est pas le cas de l’apport Arabe à partir de la fin du septième siècle du calendrier universel.
Les arabes ont amené au Maroc plusieurs éléments essentiels, à savoir : une nouvelle ethnie de peuplement, une nouvelle langue et surtout une religion véhiculée par cette langue : l’Islam.
Les arabes se sont aussi alliés aux troupes amazighes islamisées pour conquérir la péninsule ibérique, liant, ce faisant, l’histoire de cette région avec l’histoire du Maroc pendant des siècles.
En 789, un descendant du Prophète, Idriss 1er, fonde le royaume Idrisside et la ville de Fès, première forme de l’Etatnation au Maroc et première capitale, qui allait avoir par la suite un rayonnement incomparable.
Pendant plusieurs siècles, le Maroc et l’Espagne musulmane vont avoir destin lié, les souverains Almoravides, Almohades et Mérinides venant souvent au secours de l’Andalousie musulmane. Les flux de populations andalouse et marocaine ont fécondé tour à tour les villes par delà les deux rives du Détroit de Gibraltar.
Le peuplement arabe du Maroc ne s’est vraiment effectué de façon consistante qu’au XIIème siècle avec la tribu des Béni Hilal et au XIIIème avec celle des Maâqil. Le brassage va ensuite continuer avec l’apport massif des andalous musulmans et juifs en deux phases, suite au reflux consécutif à la chute de Grenade à la fin du XVème siècle, et à l’arrivée des morisques expulsés d’Espagne au XVIIème siècle. Ces nouveaux immigrants contribueront au renouveau de la civilisation urbaine marocaine.
Le Maroc a constitué aussi une destination pour de nombreux juifs d’Espagne refluant avec les arabo-andalous, ou fuyant l’Inquisition. Ces populations juives vont venir alimenter les communautés judéo-berbères qui étaient présentes au Maroc bien avant l’arrivée de l’Islam. La terre marocaine a constitué un creuset ayant permis ce brassage de populations juives d’ethnies diverses, qui se manifeste encore aujourd’hui par une forte spécifié culturelle et historique.
Enfin, ce « melting pot » national a bénéficié continuellement d’apports noirs en raison de la permanence des relations du Maroc avec l’Afrique subsaharienne par l’entremise de sa profondeur saharienne. Le métissage avec les ethnies noires était surtout le fait des régions méridionales du pays. Avec les corps expéditionnaires qu’envoyèrent les sultans Moulay Ismail, et Ahmed Al Mansour Ed Dehbi, ce métissage allait être diffusé dans le reste du pays.
A partir du milieu du XIXème siècle le peuplement du Maroc ne va subir que des ajustements mineurs : sous la forme de flux et de reflux de minorités européennes et algériennes.

 

 

 
 
 


 

     

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